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Denis LAPSHOV,

Chef de projet Energies Renouvelables

 

 

D. Lapshov est titulaire d’un Master 2 Marchés des Pays d’Europe Centrale et Orientale (Université Paris XII-Val de Marne) après un Master 1 Management International Trilingue (anglais/espagnol) de la même université. Il est également titulaire d’un MBA de la Colorado State University (USA) après avoir fait une Licence LEA à l’Université de Toulon ; Il parle bulgare, français, anglais, russe et espagnol.

 

1) Pourquoi avoir choisi d’étudier principalement en France et quelle a été votre expérience professionnelle ?

 

J’ai décidé d’étudier en France pour deux raisons : la première, le diplôme français est reconnu partout dans le monde, car les universités françaises sont réputées pour la qualité de leur enseignement ; la seconde, je souhaitais avoir un atout par rapport aux autres bulgares de mon âge qui auraient suivi leurs études en Bulgarie. On sait qu’une expérience à l’étranger est souvent très appréciée par les employeurs et donne des chances supplémentaires pour une réalisation professionnelle plus rapide et dans de meilleures conditions.

Mon expérience professionnelle en France est assez limitée car, si je ne compte pas les petits boulots d’étudiant tout au long de mes études, je n’ai effectué qu’un stage de fin d’études. Il a été, en revanche, très enrichissant, car j’ai eu la possibilité de découvrir une entreprise moyenne française, avec ses habitudes, sa culture et ses règles.

 

2) Vous êtes retourné en Bulgarie pour exercer une activité professionnelle. Pourquoi et que faites-vous désormais ?

 

J’ai toujours voulu retourner vivre et travailler en Bulgarie. J’avais prévu, à la fin de mes études supérieures en France, de commencer à travailler dans une grande société française (de préférence avec des filiales en Bulgarie) et ensuite, être transféré en Bulgarie, mais avec les acquis (en termes de salaire, mais aussi sur le plan social) que j’aurais eus en France. Je voulais être un expatrié bulgare en Bulgarie.

Aujourd’hui, j’ai réussi à suivre ce plan, car je travaille pour une société française en Bulgarie dans un domaine particulièrement dynamique et compétitif qui est les énergies renouvelables. De plus, je voyage souvent vers la France ce qui me permet d’entretenir les liens que j’ai développés et qui me sont chers.

 

3) Le marché du travail en Bulgarie offre t-il des opportunités à des diplômés tels que vous ?

Il m’est difficile de pouvoir généraliser sur les entreprises en Bulgarie, car les pratiques sont très différentes. Mais comme je l’ai dit précédemment, une personne qui a fait ses études à l’étranger est pratiquement toujours plus certaine de trouver un emploi bien payé (souvent dans une structure internationale) que quelqu’un qui aurait uniquement suivi ses études en Bulgarie. De toute façon, je peux sereinement dire que « tout vient à point pour qui sait attendre ».

 

 

(Propos recueillis par François Frison-Roche)