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RAPPORT MORAL

 

(2000-2010)

 

 

     L’année 2009 marque le terme du mandat que l’Assemblée générale du 26 juin 2009 avait confié au Conseil d’administration et à son Président. Je ne vois pas s’achever sans une vraie émotion cette période de plus de dix années au cours de laquelle j’ai eu à la fois l’honneur et la charge d’initier et de mettre en œuvre les activités très diverses de notre association. Plutôt que de m’arrêter aujourd’hui en détail sur les actions menées en 2009 permettez-moi de tirer parti de cette transition pour dresser devant vous, très rapidement, un bilan de ce que l’Alliance France-Bulgarie a cherché à être, à faire, à représenter dans les relations entre nos deux pays depuis sa création.

    Je veux d’abord rappeler que cette association à laquelle nous avons donné ce nouveau nom d’Alliance France-Bulgarie faisait suite à l’association franco-bulgare qu’avait créée quelques années plus tôt l’ancien et éminent ambassadeur de France à Sofia, son Excellence Mr Bertrand de LATAILLADE.

    Le fait nouveau et décisif pour l’Alliance après l’an 2000 est qu’à cette date la perspective de l’adhésion de la Bulgarie à l’Union Européenne commençait à devenir une perspective réaliste, qui allait, pendant de longues années, dominer toute la politique des gouvernements bulgares, et inspirer très largement l’action de la France vers ce pays. L’Alliance s’est naturellement inscrite dans ce mouvement.

    Lorsque nous avons eu à définir les statuts de cette nouvelle association, nous avons donné à cette perspective européenne une place majeure.

Les responsables de l’Alliance avaient en fait trois intentions :

  •  la première, faire que nos deux pays s’ouvrent plus largement l’un à l’autre. La Bulgarie est probablement de tous les pays de l’Est, le plus mal connu des français. Son entrée dans l’Union Européenne renforçait le souhait que nous avions de la découvrir et de nous découvrir à ses yeux.
  • La seconde, accompagner la Bulgarie dans les efforts à accomplir pour être admise à part entière au sein de l’Union Européenne.

  • La troisième, enfin, établir entre les sociétés civiles de nos deux pays des liens de coopération ou simplement des rapports de convivialité jusqu’à présent peu développés.

 1. Ouvrir nos deux pays l’un à l’autre.

Faire tout simplement qu’ils se connaissent mieux. Révéler, dans les deux directions, quelques-uns des richesses les plus éminentes de chacun d’eux, voilà ce que, d’abord, nous avons cherché à faire. Immense programme, bien sûr, auquel nous avons attaché beaucoup de prix. Notre objectif : placer au plus haut niveau de qualité et, je dirais, de représentativité, les manifestations dont nous prenions l’initiative.

     a.) Dans le domaine « socio- politique »,  d’éminentes personnalités politiques ont été conviées par l’Alliance à Paris pour des échanges et des débats publics. Ainsi le Président fondateur de la république démocratique de Bulgarie, Mr Jeliu JELEV est venu à Paris présider un dîner-débat organisé au Sénat par l’Alliance. Ainsi avons-nous accueilli également au Sénat, Madame Irina BOKOVA récemment nommée Ambassadeur de Bulgarie à Paris. Ainsi encore l’Alliance a-t-elle rendu hommage à l’Ambassadeur de France à Sofia, Mr KUHN-DELFORGE en l’accueillant comme invité d’honneur à un déjeuner-débat.

    Il ne s’agit là que de quelques-unes des illustrations les plus nobles de la volonté de l’Alliance d’ouvrir le public français à une meilleure connaissance de la pensée et de la culture bulgares à travers ses plus éminents représentants.

     b.) Dans le domaine de la culture nous avons appelé à venir en France plusieurs des grands spécialistes de la civilisation et de l’art thrace en particulier l’éminent professeur MARAZOV, ancien candidat à la Présidence de la république bulgare, pour qui une conférence très noble  dans le plus vaste salon du Sénat a été organisée et proposée au public français.

    Je citerai aussi l’excellent cinéaste bulgare, Nicolas TOMOV qui a produit et présenté un remarquable film sur l’Art thrace « Le mystère des Thraces ». Son film a déjà été présenté en France, en Russie, en Thailande, à Singapour et a participé également à de nombreux festivals officiels de films documentaires, en France, en Italie, et en Grèce. Il vient d’être sélectionné dans la compétition officielle du festival international des films sur l’art, « FIFA » au mois de mars 2010 à Montréal.

    De plus, des manifestations très nombreuses de la culture bulgare ont été présentées au siège de l’Alliance, à un rythme presque mensuel: histoire, arts plastiques, musique et chants, photographies, littérature ont fait l’objet d’interventions toujours riches d’intérêt. A titre d’exemple j’en retiendrai trois : la présentation du livre publié par notre Secrétaire Générale Albéna DIMITROVA, « Goût bulgare », passionnante analyse de l’évolution de la femme en Bulgarie depuis la chute du Mur ; les interventions musicales de la harpiste Nina MALEEVA-RAYKOFF et de la violoniste Darina MALEEVA-Lecomte de la Bretonnerie ; les performances de plusieurs cantatrices bulgares à l’Hôtel des Invalides(dont Alexandrina MILTCHEVA et Vera NIKOLOVA) ou à la Maison de l’Europe (la mezzo -soprano Olga GURKOVSKA).

    c.) Dans le domaine « économie  et finances », l’Alliance a invité à Paris plusieurs personnalités bulgares pour des rencontres professionnelles avec leurs homologues français. Le Ministre de l’Economie M. VASSILEV, autour duquel ont été réunis pour un déjeuner –débat les plus hauts responsables des administration économiques et financières françaises, ainsi que Mr Michel CAMDESSUS, ancien gouverneur de la Banque de France et ancien Directeur Général du Fonds Monétaires international ; Mr DATSOV, Vice-Ministre des Finances, autour duquel plusieurs réunions et séminaires touchant en particulier à la réforme du Budget ont été organisées ; Madame RADEVA, Vice-Ministre de l’Economie, pour laquelle plusieurs rencontres ont été organisées touchant en particulier à la « protection des consommateurs » dont elle avait la charge.

     d.) Dans le domaine de la santé, des réunions de travail et des rencontres d’échange d’expériences ont été organisées par l’Alliance, en particulier au sein de l’hôpital Georges POMPIDOU avec différents services hospitaliers bulgares.

     Mais, dans le même temps, l’Alliance a cherché à faire connaître au public bulgare, à SOFIA, une représentation aussi ouverte que possible des courants de pensée français. Un « Protocole » officiel fût signé entre l’Institut Diplomatique de SOFIA et l’Alliance France-Bulgarie destiné à promouvoir et organiser des conférences d’orateurs français dans le cadre de cet Institut. Ce Protocole connut de nombreuses applications.

-         Pour répondre aux interrogations sur le développement des nouveaux adhérents à l’Union Européenne, Mr Jean LEMIERRE, Président de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) vint exposer à SOFIA ses réflexions personnelles devant le public et la presse avant d’être reçu par le Ministre des Affaires Etrangères.

-         Pour procéder à un échange de vues sur les problèmes financiers soulevés par l’adhésion à l’U.E. Mr Jean-Claude TRICHET, Président de la Banque Centrale Européenne, sollicité par l’Alliance et invité par le Ministre des Affaires Etrangères, est venu à SOFIA prononcer un discours et présider un débat ouvert au public.

-         Pour mieux faire connaître et apprécier l’image que les français se font de l’identité et de la culture bulgare, Madame Catherine LALUMIERE a accepté de venir prononcer à Sofia plusieurs conférences et fut faite à cette occasion «Docteur honoris causa » de l’Université de Sofia à l’Académie des Sciences.

-         Mr Alexandre ADLER, brillant journaliste et éditorialiste au Figaro, a donné une conférence à l’Institut diplomatique de Sofia sur le thème « La Bulgarie et l’Union européenne ». Il a rencontré ensuite des personnalités bulgares du Ministère des Affaires Etrangères (dont le vice-ministre) ainsi que les deux présidents de la commission parlementaire en charge des affaires européennes et de la politique étrangère.

-         Durant la même visite de Mr Adler, Madame Blandine KRIEGEL, présidente du Haut Conseil à l’intégration, est venue présider plusieurs tables rondes et prononcer plusieurs conférences à Sofia, dont le débat d’idées : « Le droit des minorités en Bulgarie » à l’Institut Français auprès de l’Ambassade de France à SOFIA.

 

2. Accompagner la BULGARIE dans les efforts de transformation et d’adaptation qu’elle avait à faire pour entrer dans l’Union Européenne.

     On n’a pas toujours conscience, hors des frontières de la Bulgarie, de la tâche écrasante que représentait pour ce pays son adhésion à l’Union Européenne. Le Conseil européen, très favorable dans le principe à cette adhésion, attendait, pour signer ce contrat, que ce pays se soit, en un grand nombre de domaines, mis aux « normes européennes ». Il s’agissait pour la Bulgarie d’adapter, c'est-à-dire de transformer profondément, tout ce qui constitue l’encadrement d’une société : sa législation, ses institutions, ses procédures, ses administrations. Tous les domaines étaient concernés : celui du droit, celui de l’économie, celui du social, celui de la justice, celui de la sécurité, celui même de l’organisation territoriale. Et dans ce pays qui avait été marqué plus qu’aucun autre des pays de l’Est par l’emprise soviétique, l’effort d’adaptation réclamé par l’Europe était d’autant plus grand.

    Il va de soi que, dans une aussi vaste entreprise, les apports extérieurs ne pouvaient  compter que pour peu de chose. En ce qui regarde notre Alliance, nous avons fait savoir aux Autorités politiques et administratives bulgares que nous étions à leur disposition, chaque fois qu’elles le souhaiteraient, pour leur apporter une participation tirée de l’expérience que nous avions pu avoir en France des sujets sur lesquels ils désiraient évoluer.

    Cette intention exprimée fut bien accueillie et conduisit à la préparation en commun d’actions de coopération en de multiples domaines. J’en citerai quelques-uns.

   a.)   Dans le domaine, qui demeure hélas le moins abouti, celui de la lutte contre la corruption, nous avons, avec la bénédiction du Premier Ministre de l’époque, Siméon de SAXE-COBOURG GOTHA, organisé avec la magistrature bulgare un grand colloque sur ce sujet. Plusieurs éminents magistrats français y participaient, dont Laurence VICHNEWSKY, qui purent apporter à leurs collègues bulgares, les leçons de leur expérience personnelle. Le Premier Ministre y trouva l’occasion de remercier officiellement notre Alliance.

   b.)  Dans les différents domaines touchant à la « finance », l’ADETEF, c'est-à-dire l’organisme de coopération internationale du Ministère français des Finances, a confié à l’Alliance la responsabilité ou la supervision de bon nombre d’actions de coopération initiées et souvent financées par elle.

   c.)  Touchant l’adaptation de la législation et de l’administration fiscale plusieurs « jumelages » de grande portée ont été confiés à la France par Bruxelles. Certains sont en cours aujourd’hui encore.

   d.)  Touchant l’organisation de la comptabilité publique, une coopération, sous forme de jumelage européen, fut pareillement confiée à notre administration par l’intermédiaire de l’ADETEF et supervisée par l’Alliance.

Mais la France n’a pas borné son rôle à « gérer » des actions européennes. Elle a apporté sa propre contribution sur des sujets particulièrement sensibles.

   e.)  Ainsi, par exemple, celui de la gestion des « fonds structurels » européens. C’est un sujet capital pour la Bulgarie. L’Union Européenne a décidé d’affecter à ce pays, pour son développement, une somme qui peut atteindre un milliard d’euros chaque année pendant cinq ans. Mais il va de soi que le versement de tels soutiens financiers est subordonné à des conditions de gestion rigoureuses qui donnent l’assurance que ces sommes sont investies dans les meilleures conditions et ne seront pas détournées de leur objet. Ceci implique la mise en place d’un appareil administratif très complexe et des modes de gestion très précis. L’effort d’adaptation de la Bulgarie sur ce plan n’est pas achevé. Cette défaillance a conduit Bruxelles à limiter et parfois à stopper tout versement de fonds de soutien.

A l’initiative de l’Alliance de nombreux séminaires d’information puis de formation ont été organisés à SOFIA et pris en charge par les plus hautes autorités de l’administration française.

Ce n’est qu’une modeste contribution à la tâche qui est celle, au premier chef, des bulgares. Mais elle indique dans quel esprit l’Alliance s’est efforcée d’accompagner la Bulgarie dans son effort de transformation. Apporter aux responsables bulgares notre formation était bien. Mais aider les bulgares à se former eux-mêmes à ces disciplines européennes nouvelles pour eux nous est apparu, à eux comme à nous, préférable encore. C’est pourquoi nous avons engagé à leur demande des sessions de « formation de formateurs » . Ceci fut réalisé en particulier dans le domaine très sensible des douanes par les experts de l’ADETEF.

   f.)    Parallèlement à ces actions concrètes « sur le terrain », l’Alliance a cherché à être un lieu de rencontre et d’échange sur les grands thèmes touchant à la construction de l’Europe. Elle a participé à de nombreux colloques en France et en Bulgarie. L’un des moments forts de ces rencontres fut le dîner-débat organisé par l’Alliance à la Maison de l’Europe de Paris autour de Jacques BARROT, Vice-Président de la Commission européenne, invité d’honneur, et de madame Catherine LALUMIERE, Présidente de cette Maison.

 3. Etablir entre les sociétés civiles de nos deux pays des rapports de convivialité et des liens de coopération.

    D’une manière très spontanée et très chaleureuse, l’Alliance est devenue un lieu permanent à Paris de rencontre et d’amitié de tous ceux qui ont pour la Bulgarie quelque forme d’attachement.

    Le besoin est vite apparu de donner un caractère presque « institutionnel » à ces rencontres. A l’initiative de notre Secrétaire Générale, une fois par mois fut proposé aux amis de l’alliance de se retrouver, au siège de l’association, autour d’un buffet constitué de vins bulgares et de plusieurs variétés de « banitza ».(spécialité typiquement bulgare).

    Ces « banitzas » de l’Alliance connurent d’emblée un vif succès. Elles furent enrichies très vite par la présentation d’évènements culturels : musique, littérature, histoire, films…

    L’Alliance a, par ailleurs, apporté son soutien à tous ceux qui jugeaient utile de recourir à elle soit pour des démarches personnelles (inscriptions universitaires, recherche de stages et d’emplois…) soit pour des initiatives collectives (soutien à « La Petite Ecole du dimanche », fondée et dirigée par Anna Tantcheva, participation à des fêtes collectives comme celles de Noël, ouverture sur la Bulgarie et ses sites touristiques…).

    En plusieurs villes de Province (Strasbourg, Brest, Rennes…) elle s’est investie elle-même dans des manifestations destinées à présenter au public de ces régions quelques-unes des richesses de la Bulgarie.

    A un rythme régulier l’Alliance a, longtemps, organisé des déjeuners rassemblant les membres, français et bulgares, de l’association autour d’un invité d’honneur et d’un thème commun de réflexion.

     Au moins dans deux domaines, celui des Beaux-Arts et celui de la Santé, l’Alliance a développé des relations particulières, à la fois de convivialité et de formation entre les plus hauts représentants de nos deux pays.

    Avec le Président de l’Académie des Beaux Arts de SOFIA et le Directeur de l’Ecole des Beaux Arts de Paris, un colloque a été organisé sur la place de l’art dans nos sociétés. Le Président de la République de Bulgarie y attacha assez de prix pour tenir à ouvrir lui-même ce colloque par une longue adresse sur la culture artistique dans le monde contemporain. Cette rencontre fut suivie d’échange d’étudiants entre les deux institutions.

    Dans le domaine de la Santé un colloque de deux journées sur le système de santé de nos deux pays fut organisé par l’Alliance à SOFIA avec le Ministère bulgare de la Santé. La délégation française constituée principalement de responsables d’établissements hospitaliers fut dirigée par l’ancien Ministre de la Santé, Claude EVIN. Cette importante rencontre fut, elle-même, suivie de plusieurs échanges d’experts touchant aux modes de gestion des hôpitaux.

     Soucieuse tout à la fois de promouvoir la connaissance du français dans la population bulgare et de multiplier les échanges d’étudiants, l’Alliance a institué et développé chaque année un « concours de français » en coopération avec le Ministère bulgare de l’éducation et de la recherche et l’Ambassade de France à Sofia. Ce concours est proposé dans les vingt et un lycées francophones de Bulgarie. Il comporte une première phase « écrite » à laquelle participent environ 300 candidats et une seconde phase « orale » à laquelle sont appelés les auteurs des douze meilleures copies de l’écrit. Les grands prix remis par l’Alliance au terme de cette épreuve sont constitués par une « semaine culturelle » à Paris. Tous les frais y compris de transport sont couverts par l’Alliance. Ce concours, devenu une sorte d’institution au sein des lycées concernés, a rencontré un grand succès. Un nombre important des lauréats est ensuite venu en France pour y poursuivre leur formation universitaire.

 

  Je voudrais, pour terminer, exprimer deux pensées.

 - Une pensée de gratitude.

Très profonde gratitude à l’égard, d’abord, de celles et ceux avec qui nous avons construit ce petit édifice qu’est l’Alliance France-Bulgarie. Au premier rang, celle qui en fut la cofondatrice, Albéna DIMITROVA. Notre collaboration laisse dans mon esprit de vifs souvenirs. Tout était à conquérir et nous étions dépourvus de tout moyen. L’ardeur, l’imagination, l’enthousiasme bien connus de la Secrétaire Générale, Albéna, suppléaient à tout et pesèrent lourd dans la démarche de l’Alliance.

Après elle je veux remercier très vivement Christa ILIEVA qui s’est, à son tour comme Déléguée, identifiée complètement à l’Alliance, s’y consacrant avec un dévouement, une intelligence et une efficacité qui ont frappé tous les membres de l’association et en particulier son Président.

Appelée, par son mérite et son talent, à d’importantes fonctions à la commission européenne de Bruxelles, Christa a dû nous quitter.

Anna TANTCHEVA l’a remplacée dans cette fonction centrale de Déléguée. Elle y déploie, pour le plus grand bonheur de tous, sa joie de vivre et sa générosité. A elle aussi, j’adresse mes profonds remerciements.

Une pensée de gratitude aussi très profonde pour ceux qui en particulier au sein du Conseil d’administration, ont activement soutenu l’action de l’Alliance : l’éminent et cher ambassadeur Bertrand de LATAILLADE, l’ambassadeur et aussi très cher ami Siméon ANGUELOV, Radoslav TOTCHEV, compagnon exceptionnel que ses mérites ont conduit à occuper aujourd’hui au sein de la diplomatie bulgare une fonction de premier rang, François FRISON-ROCHE qu’un consensus unanime appelle aujourd’hui à se voir confier la présidence de notre association, Nadège RAGARU dont on ne sait s’il faut plus admirer la discrétion et la modestie ou l’intelligence et la pénétration mise par elle au service de la reconnaissance de la Bulgarie, Martin ZAIMOV, éminente personnalité dont la présence est aussi forte dans la vie publique que dans le domaine privé de l’économie, Névena PETROVA, qui après avoir excellemment représenté le milieu étudiant est aujourd’hui une si belle expression de la jeunesse bulgare en action.

Comment ne pas souligner aussi le soutien que constitua pour l’Alliance la présence au sein de son Conseil d’administration des personnalités illustres que sont la grande cantatrice bulgare Alexandrina PENDATCHANSKA, la merveilleuse pianiste Jenny ZACHARIEVA, le peintre éminent Nicolaï PANAYOTOV et du côté français Madame France de HARTING, ambassadrice, Monsieur Daniel MOREL, Président de l’ADETEF, Mr Claude SARDAIS, Président de France-Pologne.

Je veux enfin adresser un message tout particulier de gratitude aux deux amis de l’Alliance qui ont avec une générosité sans limites et une sureté impressionnante tenu les comptes de l’association. Hommes de l’ombre ils ont joué, au long de nos dix années, un rôle essentiel : les deux trésoriers, Mr Eric SANCHEZ et Mr Dominique FINA.

Je pourrais, je devrais, citer ici encore beaucoup d’autres noms. L’Alliance a été vraiment portée par tous ceux qui l’ont soutenue, de leur affection et de leur dévouement, en participant à ses activités. Qu’ils veuillent bien trouver ici l’expression de ma gratitude.

 

Une pensée d’admiration et de révérence à l’égard de ce très noble pays qu’est la Bulgarie.

Sortie douloureusement d’une longue période de domination étrangère, ottomane pendant cinq siècles, soviétique pendant un demi-siècle, la Bulgarie est parvenue en quelques années à établir les bases d’une vie démocratique et les conditions d’un développement économique aux antipodes de ce que l’histoire lui avait imposé.

Je sais bien les réserves, souvent les critiques, que les bulgares expriment à l’égard de la situation difficile que connaît aujourd’hui encore leur pays. Je voudrais dire, pour ma part, ayant eu le privilège d’être associé à maints travaux de rénovation de la vie publique bulgare, combien m’est apparu, le plus souvent, très déterminée la volonté d’évolution des Autorités concernées et combien m’ont paru courageux et responsables les travaux et les réformes qu’elles avaient à entreprendre.

On ne peut se remémorer sans admiration l’immense tâche déjà accomplie par la Bulgarie au cours des deux décennies écoulées ! Dans un climat trop systématiquement sceptiques et parfois défaitiste qui prévaut trop souvent à SOFIA, comment ne pas imaginer que, sur les bases maintenant solidement établies, un immense champ de progrès s’ouvre pour ce noble pays.

J’aime une pensée si poétiquement exprimée par Christo BOTEV, que l’on peut traduire ainsi :

« La Bulgarie d’aujourd’hui ce n’est pas le tombeau de son histoire, c’est le berceau de son avenir ».

Ce qui était vrai pour Christo BOTEV après la libération du joug ottoman, l’est plus encore aujourd’hui après la libération de la domination soviétique et la réinsertion de la Bulgarie dans l’ensemble européen dont elle est devenue un participant majeur.

 

Pierre CONSIGNY